My daily planet

18 mai 2012

Loreena McKennit à San Sebastian

Des années que je l'attendais, enfin Loreena a fait une série de concerts en Europe. Le Grand Rex parisien s'étant rempli en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, cap sur San Sebastian, à 2h des Pyrénées-Atlantiques, avec Emma et JB, mes oloronais préférés.

Pour ceux qui ne connaissent pas Loreena McKennit, prenez une claque là:


Loreena McKennitt - Live The Alhambra par paradixman


2h30 d'émotion pure au Kursal, salle de concert grandiose sur la plage de San Sebastian. Dans l'album photo correspondant, une sélection des photos de la journée venteuse mais sympathique à San Sebastian et une sélection de photos du concert.

Chut...écoutez la voix de Loreena, et les textes, souvent des poèmes de Yates mis en musique.

Posté par myriam19 à 12:09 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,


17 mai 2012

Barbara ou Liberté, je crie ton nom...

Barbara deindex Christian Petzold. Ce film raconte l'histoire d'une femme Barbara, médecin en Allemagne de l'Est en 1980. Et alors? Alors Barbara est éprise de liberté, simplement de pouvoir circuler librement, vivre librement. Elle est mutée dans un hôpital de province, sous surveillance.

Le film ne décrit pas tant l'Allemagne de l'est que son atmosphère. On se sent étouffé avec elle, contraint de ces plans d'où l'on ne sort pas, sans perspective autre que la routine imposée. Mais Barbara résiste.

Le film montre deux choses: la première est que le besoin de liberté ne s'accomplit qu'en pleine conscience de sa situation: le seul personnage avec lequel un échange se produit comprend ce qu'elle ressent et se pose les questions qu'elle se pose.

La seconde est qu'aimer c'est la liberté. Aimer c'est accepter soit de rester pour avancer ensemble ou encore laisser partir ceux qui n'ont plus d'autres perspectives. On peut supporter dans l'amour et y trouver sa liberté.

Un grand film de 2012.

Posté par myriam19 à 22:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
22 avril 2012

Eva, de Kike Maillo

imagesIL est de ces films enchanteurs, plein d'émotion, dans un monde d'anticipation que l'on imagine plus, peuplé de robots pour nous accompagner. Alex (Daniel Brulh), créateur de génie en robotique, revient sur le lieu de ces études pour finaliser son projet abandonné alors qu'il n'était qu'étudiant. Il faut intégrer un programme logiciel émotionnel avant de donner vie à  la copie conforme d'un enfant, le SI9. Pour cela, Alex a besoin d'un modèle, unique, pour créer cet enfant unique. Des histoires de famille entrent en scène et c'est là le début d'une histoire pleine d'humanité.

Les acteurs principaux sont justes, l'histoire est juste et finalement pas de faux pas pour cette fable d'anticipation. Car, oui il y a une morale, et finalement c'est peut-être là qu'on l'attendait le moins. Eva, c'est à voir dans les salles obscures.

Posté par myriam19 à 18:34 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
19 avril 2012

Vidéo sur les nouvelles actions en Pyrénées-Atlantiques

Posté par myriam19 à 19:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
15 avril 2012

Jean-Luc Mélenchon à Pau, on débrieffe!

Quelle progression! Jean-Luc Mélenchon, vu à Tarbes pour la Fête de l'Humanité a changé et adapté son discours. Au départ, il s'agissait de rassembler les militants communistes, de regrouper la classe ouvrière, et ce n'était déjà pas simple. Le discours lui l'était beaucoup plus qu'aujourd'hui, la formule facile mais...l'orateur captivait déjà les foules. Et le timing fut bon. Les élections européennes ont donné une dimension nationale au Front de Gauche. Les élections présidentielles donnent désormais une stature nationale à ce qui, bien au-delà d'un Parti, est aujourd'hui un véritable mouvement social et politique.

100_0852Alors, dimanche 15 avril, à Pau, alors que la capitale est le théâtre de toutes les attentions, Jean-Luc Mélenchon honore la parole donnée à un camarade de venir sur ses terres béarnaises. Bien évidemment, la foule est bien moins importante qu'à Toulouse ou Marseille, et il pleut, et il fait froid. Pourtant ce n'est pas un simple meeting politique qui se déroule sur la nouvellement baptisée "Place du peuple" mais un cours d'éducation populaire. Le candidat parle à nos intelligences, explique les grands enjeux de notre temps, et nous situe dans l'Histoire. Et c'est ça que les gens viennent écouter. Une vision bien sûr, mais une vision qui s'inscrit dans notre Histoire, qui nous demande de nous fier à notre conscience. Les grands courants philosophiques de la Gauche positiviste sont expliqués et revendiqués.

Un grand talent d'orateur et un appel à utiliser nos consciences...si finalement il n'était question que de respect de ce qui fait la condition humaine: l'intelligence? Voilà pourquoi ça marche.

Posté par myriam19 à 20:06 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,


09 avril 2012

Mes orchidées!

Celle-ci m'a été donnée par Emilie lors de son départ de Tarbes et dont je prends grand soin: 100_0846

 

 

 

 

 

 

 

 

Et une nouvelle venue:

100_0839 100_0847

Posté par myriam19 à 20:08 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Lac de Laroin

Tout près de Pau, un lac très agréable, encore assez peu fréquenté...mais très fleuri!

100_0837100_0838

Posté par myriam19 à 20:04 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 avril 2012

Une des plus belles mélodies du monde!

Posté par myriam19 à 19:26 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
29 mars 2012

A méditer

En cette période où de grandes décisions sont à prendre:

"Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu"

Bertolt Brecht

Posté par myriam19 à 11:37 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
15 février 2012

Créer contre la honte (Paris Art_par André Rouillé)

Créer contre la honte
02 fév. 2012
Numéro 375
L'art n'est manifestement pas épargné par la crise, et n'en sortira certainement pas indemne. Mais il pourrait bien dans la tourmente contribuer à esquisser de nouvelles perspectives à rebours de l'actuel effondrement dramatique des valeurs, de l'accroissement indécent des inégalités, et de l'essor vertigineux des tensions sociales. L'art étant «ce qui résiste: il résiste à la mort, à la servitude, à l'infamie, à la honte».
carre_rouge  Par André Rouillé

Par son ampleur, la crise imprègne nos corps et nos esprits, tous les instants et les aspects de nos vies. Ni strictement économique et financière, plus systémique que conjoncturelle, elle est en réalité un processus de profond bouleversement du monde. L'immense chaos d'un monde qui se fissure et se disloque dans la douleur.
L'art n'est manifestement pas épargné, et n'en sortira certainement pas indemne. A cette différence qu'il pourrait dans la tourmente contribuer à esquisser de nouvelles perspectives à rebours de l'actuel effondrement dramatique des valeurs, de l'accroissement indécent des inégalités, et de l'essor vertigineux des tensions sociales. C'est du moins ce que semble indiquer Gilles Deleuze pour qui «l'art, c'est ce qui résiste: il résiste à la mort, à la servitude, à l'infamie, à la honte».

La mort, la servitude, l'infamie, la honte? Ces termes ne sont-ils pas trop excessifs, inappropriés à la situation présente? La France, pays de tradition démocratique, et de profonde culture, n'échappe-t-elle pas à cette évocation d'un état d'extrême inhumanité? Sans aucun doute. Mais au cours des dernières années l'explosion des inégalités, le retour des privilèges et l'accroissement des discriminations ont mis à mal certaines des plus grandes valeurs de la France. Les écarts entre les riches et les pauvres se sont creusés au point de former dans le pays deux mondes étrangers et de plus en plus éloignés l'un de l'autre.

Cette fracture qui divise l'ensemble de la société française, affecte aussi le champ de l'art: une minorité de privilégiés du marché international de l'art s'oppose à une grande masse (80%) d'artistes qui ne parviennent pas à vivre de leur production. La plupart d'entre eux, qui ne disposent pas de galerie, qui n'ont pas accès aux centres d'art contemporain, aux biennales, et à la presse spécialisée, sont irrémédiablement condamnés à l'invisibilité.
Dans les maisons de vente, leurs cotes sont à la fois les plus modestes et les plus sensibles à la crise. François de Ricqlès, directeur de Christie's France, rapporte en effet que son établissement (dont les résultats ont progressé de 13% en 2010) «subit les effets de la crise, mais pas sur les chefs-d'œuvre et les œuvres importantes, où il y a une concurrence qui fait que ces œuvres se vendent extrêmement cher. Les effets de la crise se font plus sentir sur le moyen de gamme et le bas de gamme».
Ces propos à tonalité plus commerciale qu'artistique, expriment nettement que la crise frappe en art comme ailleurs principalement les plus modestes.

La mort, la servitude, l'infamie, la honte? Serait-ce là le fond sur lequel s'exerce aujourd'hui l'art dans les pays occidentaux malmenés par la crise? Qu'est-ce que créer, et pour qui, dans un monde clivé où une minorité prospère, parfois jusqu'à l'indécence, à l'encontre d'une masse de victimes soumises à la servitude, jusqu'à parfois se suicider au travail? Comment crée-t-on dans un pays qui s'est toujours pensé comme l'un des phares de la civilisation, mais où quantité d'hommes et de femmes sont, faute de ressources, désormais condamnés à dormir — et mourir — sur les trottoirs? Comment le spectacle infâme des collusions entre les profiteurs et les plus hautes autorités du pays peut-il peser sur les œuvres? Comment l'art résonne-t-il face aux brutalités d'expulsions aveugles, à une politique froidement quantitative, qui bafoue les valeurs humaines d'entraide et de solidarité, qui encourage la haine et stigmatise les différences ?
Comment inventer du nouveau — de nouveaux regards, de nouvelles formes, de nouveaux dispositifs, de nouveaux rapports esthétiques au monde, et de nouveaux régimes de sens —, c'est-à-dire comment créer, en ces temps de chaos, de dérèglement régressif des valeurs?
En somme, que peut faire l'art avec les petites et grandes hontes que l'on est quotidiennement conduit à éprouver?

Que l'actuelle crise soit, en art comme dans les autres domaines, un effet de la tyrannie financière qui reconfigure l'état du monde signifie que la domination est devenue la condition d'exercice de la création. Non pas la domination coloniale âprement dénoncée par Patrick Chamoiseau dans son livre Ecrire en pays dominé, mais la domination financière qui désormais assujettit à ses valeurs nos actes et nos vies.

Créer aujourd'hui, c'est créer en situation de domination financière ultralibérale; c'est créer dans un monde où la valeur d'échange et la valeur de prestige prévalent sur la valeur esthétique; c'est créer dans un champ artistique à la fois mondialisé et régi par la loi d'airain de la haute finance; c'est rencontrer ...

moins de connaisseurs que d'investisseurs; c'est affronter des regards distraits et vidés par la méconnaissance.

Créer dans la situation d'aujourd'hui, c'est prendre le risque esthétique, matériel et personnel d'affronter les modèles établis. C'est s'engager dans la voie difficile et escarpée de l'inconfort. C'est assumer sa différence.
Créer ainsi contre les stéréotypes esthétiques et idéologiques, contre les honneurs et les reconnaissances molles, consiste donc à inventer des agencements de formes et de matériaux, des protocoles esthétiques, c'est-à-dire des modes de production de sens susceptibles d'enrayer les mécanismes et les effets de la domination, en rendant esthétiquement visible quelque chose de ce qu'elle occulte ou fait passer pour naturel.

Créer ainsi, au sens de résister, va évidemment à l'encontre de la machine spéculative de l'art dans laquelle les meilleurs succès marchands ne manquent pas d'être, pour la plupart, à la mesure de la complaisance ou de la fausse dénonciation — à la mesure du mutisme, de l'indifférence, de la cécité vis-à-vis de la domination et de ses ravages sur les vies, les libertés, et la culture.

Pour ainsi résister artistiquement aux modèles, aux valeurs, aux règles de la domination financière, autant qu'à ses engouements souvent plus spéculatifs qu'esthétiques, il faut à l'artiste beaucoup de puissance. Assez pour percevoir sous les apparences les infamies de la domination et en éprouver d'intolérables hontes; assez pour que ces intensités quotidiennes, petites et grandes, engagent son art dans des processus de création de formes et dans des manières nouvelles de voir, de dire et de faire qui, aussi ténues soient-elles, viennent strier la domination d'irrémédiables fissures.

André Rouillé.

Posté par myriam19 à 14:17 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]